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Vitali Djelkin Nom : Djelkin

Prénom : Vitali

Surnom : Philip Gespent, Mozart, Crescendo

Age : 34 ans

Taille : 1,83m

Profession : Shadowrunner

Situation familiale : Célibataire

Domicile : Le Bison

Première partie : La bonne éducation

Vitali Filipp Sevastian Djelkin vit le jour le 8 février 2026 dans la ville russe de Gorskaya. Né de Boris et Selena Djelkin, lui propriétaire d'un garage Ford et elle ingénieur pour une firme de conception de cyberware locale appartenant à Ares, le jeune garçon passa les premières années de sa vie protégé des violences du monde extérieur par l'amour de ses parents, qui mirent une importance particulière à lui inculquer le respect de tous, humains comme métahumains, et l'importance de la culture dans ce monde désorienté.

A l'approche de ses trois ans, le commencement de sa scolarité dans la meilleure école de la région se passa sans surprise et sembla annoncer le début d'amitiés avec d'autres gamins de son âge, mais le destin en voulut autrement. Le petit Vitali eut en effet un cadeau d'anniversaire très particulier sous la forme de l'apparition d'un virus informatique dévastateur. Celui-ci entraîna la faillite de nombreuses entreprises, mais si la firme de sa mère fut du lot, le garage de son père s'en sortit miraculeusement, permettant la survie de la famille. Cependant, cette soudaine réduction des revenus familiaux obligea les Djelkin à reporter la scolarisation de leur enfant, qui passa donc ses premières années à étudier le russe, l'anglais, l'Histoire et d'autres matières scolaires du même acabit sous la tutelle attentive de sa mère.

En dehors des murs du foyer paternel, la guerre grondait de plus en plus violemment, laissant présager une période sombre et néfaste pour la République de Russie.

Deuxième partie : Guerres et exode

Les années 30 virent le début des Euro-Guerres qui ensanglantèrent cette région du Monde : alors que l'Ukraine et la Biélorussie déclaraient leur sécession, la Russie décidait l'annexion de la Pologne, entraînant des combats internationaux dévastateurs.

Non-violents par principe, les parents de Vitali redoutèrent de plus en plus les conséquences de ces conflits et commencèrent bientôt à tourner leurs regards vers l'Amérique, où la paix semblait se restaurer avec la fusion du Canada et des Etats-Unis en ce qui allait devenir les UCAS.

L'éléments décisif arriva au cours de l'année 2034, lorsqu'une coalition de militaires, d'anarchistes et de criminels s'emparèrent de la ville voisine de Kronstadt, celle-ci étant située sur une île dont l'un des seuls accès passe par Gorskaya, alors ville de résidence de la famille Djelkin.

En juin 2035, Boris Djelkin obtint sa mutation à la tête d'un garage Ford semblable en importance à celui qu'il possédait jusqu'alors mais situé à Seattle. S'il aurait préféré une situation au cœur des UCAS, le père de Vitali accepta tout de même cette offre, poussé par l'urgence de la situation.

Ainsi, à l'âge de 9 ans, Vitali posa le pied à l'aéroport international Sea-tac.

Troisième partie : La Vie à Seattle

Soulagé dans un premier temps d'être éloigné de la dangereuse ville de Kronstadt, Vitali s'habitua rapidement à sa nouvelle vie, sans trop de mal puisque passant le plus clair de son temps dans sa chambre, occupé par le cadeau dans lequel avaient investi ses parents pour consoler son départ de leur maison de Russie, et qui devint rapidement sa passion : le violon.

Avec l'aide d'un professeur particulier déniché dans le petites annonces locales, le jeune garçon découvrit la pratique de cet instrument difficile et s'éprit pour ceux qu'il allait vénérer sa vie durant : Mozart, Vivaldi, Beethoven, Verdi et tous les compositeurs phares de la musique classique.

A cette même époque, il s'attacha à un autre univers passionnant : le cinéma. Non pas les films produits par ses contemporains, dans lesquels violence et immoralité étaient symboles de succès, mais ceux du vingtième siècle.

Et c'est avec émerveillement qu'il découvrit les films à suspense d'Hitchcock, les comédies de Chaplin, les intrigues policières de De Palma, les personnages atypiques de Besson, l'univers sombre et romantique de Burton, le génie tortueux de Kubrick... et qu'il se passionna pour des personnages comme James Bond, Léon ou Ethan Hunt.

De son côté, Selena Djelkin avait obtenu un travail plus qu'honorable pour une usine de cyberware de Yamatetsu Corporation, et les revenus familiaux remontèrent rapidement en même temps que la qualité de vie de la famille Djelkin.

Le premier cadeau cybernétiquement implanté que reçut Vitali vint de sa tendre mère, qui le gratifia pour ses 13 ans d'une opération d'oreilles cybernétiques avec amplificateur auditif et amortisseur de son, reliées à un datajack à induction. Cet équipement, en modèle alphaware, fut très chèrement acquis dans le but d'améliorer les qualités auditives du jeune garçon et donc ses talents de violoniste. Si elle avait su l'usage que son fils allait finir par en faire, Selena aurait sans doute investi dans quelque chose d'autre...

Quatrième partie : La Descente aux Enfers

Alors que le zèle et les tendances économes des parents Djelkin leur avaient apporté un certain confort financier, le malheur s'abattit sur eux avec une brutalité extrême.

L'opération de Vitali avait eut lieu quelques jours avant la date exacte de son anniversaire, de façon à ce qu'il soit rentré chez lui pour le fêter en famille, mais lorsqu'il quitta l'hôpital ce fut pour faire face à l'abominable réalité de son époque.

Sans avoir jamais activement milité pour les droits des métahumains, le couple Djelkin était connu pour sa sympathie envers les Eveillés, et en particulier Selena, qui invitait souvent des collègues Elfes chez elle, Yamatetsu ayant largement embauché parmis les métahumains de Seattle.

Ce fut sans doute pour cette raison qu'elle fut emportée par un groupe d'extrémistes racistes lors des émeutes du 7 février 2039. Son corps fut retrouvé dans le Sprawl le lendemain matin. Du moins, ses empreintes digitales attestèrent qu'il s'agissait bien d'elle, le reste de son anatomie ne ressemblant plus que de loin à ce qu'il avait été.

Plus renfermé sur lui que jamais, Vitali ne s'aperçut pas immédiatement de la crise que traversait son père, ne comprenant pas pourquoi il devenait de plus en plus instable et peu présent. Le BTL, comme il le comprit plus tard, était l'explication.

A l'âge de 18 ans, Vitali avait perdu tout contact avec la réalité extérieure, enfermé dans son monde où les meilleurs triomphaient, où les plus forts étaient discrets et efficaces et non bardés de muscles et équipés d'armes lourdes, où la musique n'était pas criarde et distordue, mais faite de piano, de flûtes, et de violons.

Un évènement très similaire et tout aussi brutal que celui qui l'avait plongé dans la prostration finit par l'en sortir. Le 18 mars 2043, au soir, son père ne rentra pas comme à l'accoutumée pour s'effondrer sur son fauteuil en maugréant. Le surlendemain, un agent de la Lone Star vint lui annoncer que ce dernier avait été abattu par des membres de l'organisation terroriste raciste Alamos 20 000, l'ayant reconnu à la sortie d'un bistrot comme ayant défendu des métahumains lors des émeutes de 2039.

Vitali étant majeur, l'intégralité des possessions de ses défunts parents lui revint après quelques démarches administratives complexes et pénibles.

Cinquième partie : Entrée dans la Danse

Après une période de total désespoir, Vitali prit conscience d'un choix primordial qu'il devait faire au plus vite : sans personne pour amener d'argent au foyer, il allait devoir se trouver un emploi, et rapidement.

Après avoir longtemps hésité à reprendre le garage de son père, Vitali prit la décision qui allait bouleverser sa vie : projetant son idéal du justicier au style élégant sur les forces spéciales de Knight Errant Security, il se mit en tête de passer le concours et de faire payer le prix lourd aux meurtriers de ses parents en s'engageant dans les forces de sécurité de Damien Knight.

Décidé à rompre totalement avec son passé, Vitali revendit l'intégralité de ses biens, y compris la maison de ses parents, et en utilisa une partie conséquente pour l'acquisition d'un luxueux véhicule de son propre garage : un Ford Canada-Bison pouvant très convenablement servir de logement à part entière, renforcé en blindage et équipé d'un excellent système de sécurité. Il y installa un ordinateur équipé d'une antenne satellite à partir duquel il pouvait accéder à la Matrice et - surtout - se diffuser à loisir les films et musique dont il avait empli une certaine quantité de micropuces.

Après avoir réglé les derniers détails de ses transactions financières, il abandonna définitivement ce qui avait fait son enfance et se présenta chez Knight Errant pour passer les examens. Vitali était un garçon plutôt intelligent et ce ne fut donc que simple formalité.

Par contre, ses années passées cloîtré dans une chambre n'ayant pas exactement développé sa santé physique, l'entraînement qui suivit son engagement parut au jeune homme l'expérience physique la plus intense et épuisante de sa vie. Il lui fallut plusieurs années avant d'égaler le niveau de la plupart de ses collègues mais, sa volonté aidant, il atteint au final de très bon résultats et finit par enfin être envoyé dans des missions plus sérieuses que les simples services de patrouille dans des quartiers peu risqués qu'il avait réalisés jusque là.

Le temps et l'expérience faisant leur œuvre, Vitali devint même vers l'âge de 25 ans un agent reconnu pour ses talents de tireur et ses capacités à effectuer des opérations discrètes et efficaces dans les recoins les plus dangereux du Sprawl...

Les résultats de ses missions plurent tant à ses chefs qu'il lui fut accordé un équipement alphaware de plus en plus performant, et à 29 ans ses yeux avaient été remplacés et équipés de modes de vision nocturne et thermographique, son ossature avait été renforcée au kevlar et son système nerveux et musculaire avait été opéré, faisant de lui un agent Knight Errant parmi les plus efficaces.

Sixième partie : Départ pour les ombres

Nombreux sont les agents de son entourage qui auraient à l'époque donné cher pour l'équipement et les talents de Vitali, mais lui voyait la situation d'un tout autre œil. En effet, alors qu'il devenait un élément de plus en plus apprécié de ses employeurs, le jeune homme commença à douter de son choix. Son travail ne lui rapportait en effet que le salaire d'un agent de sécurité et le forçait à de nombreuses règles et impératifs dont il se serait aisément passé...

Petit à petit, l'idée qu'il avait mal choisi son camp germa et grandit. Peut-être sa place était-elle parmi ces gens qu'il traquait, ces combattants de l'ombre menant leur vie à leur façon, êtres pensants autonomes et libres. Cette liberté lui manquait, et c'est ce manque qui lui fit mépriser de plus en plus ses partenaires, anonymes parmi d'autres obéissant aveuglement aux ordres de leur chef...

Puis vint l'occasion qu'il attendait sans se l'avouer.

Une mission particulièrement violente contre un gang de motards dégénéra et son équipe se retrouva en très mauvaise position après plusieurs minutes de fusillade acharnée. Alors que Vitali rechargeait son arme, une grenade vint exploser à quelques mètres de lui, l'envoyant au travers d'une palissade qui s'effondra sur lui, le laissant inconscient. D'autres agents qui l'accompagnaient périrent et seuls trois survivants revinrent, amochés, dans les locaux de Knight Errant. Vitali Djelkin n'était pas du nombre.

Lorsqu'il revint à lui, le jeune homme mit un certain temps à comprendre ce qui était vraiment arrivé, et il resta alité dans son Ford plusieurs jours, au cours desquels il réfléchit longuement. Enfin l'évidence finit par lui apparaître : il était mort, c'était aussi simple que ça.

Une aubaine...

L'idée de Vitali était simplissime : dorénavant il n'était plus Vitali Djelkin, il était un anonyme entraîné et bien équipé, un fantôme indépendant prêt à se mettre à son compte.

La première chose qu'il fit fut de détruire tout ce qui pouvait le rattacher à Knight Errant, à commencer par son uniforme. Il prit également conscience que dorénavant il ne posséderait plus de SIN. Mais tout à un prix...

La suite se fit petit à petit. Utilisant ce qu'il savait de son service chez Knight Errant concernant la pègre du coin, il mit ses talents au service de plusieurs personnalités locales sous le nom de Philip « Mozart » Gespenst au cours des années qui suivirent, se formant des relations utiles dans le milieu des ombres.

Le plus important d'entre eux fut Victor Perrin, un trafiquant d'armes qu'il tira de nombreux sacs de nœuds. Ce vieux nain spécialiste de tout ce qui fait parler la poudre avait quitté la France à 28 ans pour s'installer à Seattle et avait déjà 52 ans lorsque Vitali le rencontra pour la première fois. Le trafiquant se défendait tant bien que mal contre trois gringalets équipés de pistolets-mitrailleurs, membres d'un groupuscule raciste et le hurlant fièrement. Ceci n'était pas du goût de Djelkin, qui s'employa à les abattre sans discussion avec une efficacité toute particulière.

Par la suite, Vitali eut de nombreuses fois recours au vieux nain pour revendre les armes qui pouvaient tomber en sa possession, et celui-ci lui conçut à prix d'ami une arme sur mesure à partir d'un modèle du redoutable Morissey Alta.

Le nouveau shadowrunner établit également de bonnes relations, bien que plus professionnelles, avec un mécanicien du nom de Frank Engels. Celui-ci fut en particulier chargé par Vitali d'ajouter à son véhicule quelques accessoires utiles en fonction des moyens du moment. Leur relation fonctionna si bien que son Ford devint bientôt un moyen de transport sûr, rapide, résistant et dangereux.

Aujourd'hui, à l'âge de 34 ans, Vitali Djelkin a effacé définitivement son passé. Il n'est plus que Philipp Gespenst, le shadowrunner connu sous le surnom peu commun de Mozart, spécialiste de l'espionnage et des opérations rapides et discrètes. Son cyberware, exclusivement alphaware, lui confère des sens surdéveloppés et une rapidité de réaction et d'action remarquable.

Un être pensant, autonome et libre de plus parmi les ombres, tireur remarquable et fin mélomane appréciant autant le son du silencieux que les vibrations du violon.

>> Rapide, discret, sérieux et efficace, tout pour faire un bon collègue.
> Sober Dream

>> Un ramassis de mensonges. Je n'ai jamais été chez Knight Errant.
> Crescendo